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MAAARC, Fuckin Fred… On a classé (objectivement) les meilleurs personnages de Jonathan Cohen

Publié le

par Julie Morvan

Bien joué, Jo'.

MAAARC, Fuckin Fred… On a classé (objectivement) les meilleurs personnages de Jonathan Cohen

© YouTube

Alors qu’on se languit de la sortie du Flambeau, la toute nouvelle parodie de Koh-Lanta signée Jonathan Cohen, on a eu envie de se replonger dans ses rôles les plus emblématiques. Et ils sont nombreux à nous faire mourir de rire : Serge le mythomane compulsif, l’arrogant Marc… Voici nos personnages préférés :

#6 Samuel le rabbin, dans CoeXister

On parle quand même du leader des iconiques (non) Magic Rabbins. Si après ce regrettable accident de brit milah (la circoncision), il passait le plus clair de son temps à déprimer en reniflant des sels de la mer Morte, il regagne peu à peu du poil de la bête au fil de l’histoire. La musique sera son salut, et lui redonnera l’envie de vivre, chanter, faire son show sur scène, et sortir boire des coups (??).

#5 Joseph dans Family Business

L’aîné des Hazan nous en a fait voir de toutes les couleurs pendant ces 3 saisons, et pour ça, il mérite clairement sa place dans ce classement. Jonathan Cohen incarne à la perfection ce personnage complètement loufoque. Il nous tord de rire à se retrouver dans les situations les plus improbables et malaisantes… dont il s’extirpe avec plus ou moins de succès. On notera d’ailleurs un teasing – volontaire ? – du Flambeau, lors d’une scène mémorable de la saison 3 qui parodie Koh-Lanta. Denis himself est même de la partie, c’est dire.

Si au début, Joseph s’illustre notamment par sa lâcheté et sa fuite permanente de toute responsabilité (évitant à tout prix Ali, le grand frère de sa compagne Aïda par exemple), il démontre ensuite un certain esprit d’initiative. L’idée de la beucherie, la pastraweed… ou bien son appel au déjanté Enrico Macias pour convaincre son papounet adoré de suivre son idée.

Bref, un personnage chargé en THC (totale hilarité collective), qui, derrière ses vannes nulles, ses maladresses et ses mimiques, fait passer la famille devant tout le reste, y compris le business.

#4 Fuckin Fred on stage

Un parolier hors pair, un chorégraphe de renom mais surtout, une icône de la mode. La dégaine unique de Fuckin Fred est à cheval entre le baba cool et la star américaine. Son accoutrement inspirera d’ailleurs peut-être celui que Marc exhibe fièrement à la Jean Guile dans le quatrième épisode de La Flamme. On espère que Fred finira par trouver le Franprix le plus proche pour s’acheter une baguette de pain par exemple, ou un sens du style digne de ce nom.

Si Fuckin Fred a vu le jour en 2019 à l’occasion de l’Épilogue Tour d’Orelsan, il revient parfois faire de petites apparitions. On a d’ailleurs eu la chance de l’apercevoir en mars dernier à l’Accor Arena, lors de la dernière tournée d’Orelsan – évidemment. Avec un petit twist vestimentaire : Fred a troqué ses tresses contre un bob coloré, et s’est vêtu d’une veste léopard des plus distinguées. On vous laisse admirer :

Photo Konbini

#3 Steve McFernal (WEUU WEUUU)

“OK, CECI EST UNE DESCENTE DE POLICE.” Steve est sans conteste le meilleur flic de France et de Navarre. De son déguisement en “jeune” parfaitement crédible au wagon-restaurant du TGV au sommelier vêtu de son petit tablier, il enchaîne avec brio les descentes de police.

Outre son talent pour la dissimulation, on doit lui reconnaître aussi un certain don pour les imitations – entre François Cluzet et lui, on n’y a vu que du feu. Sa mission : arrêter les dangereux bandits, rétablir la justice dans le monde et surtout, faire retirer à un maximum de gens leurs chaussettes et leurs slips.

Chacune de ses interventions nous fait tout simplement hurler de rire. Bien joué, Jo. Tu remportes la troisième place de ce classement.

Mais d’où vient donc l’idée de ce policier infiltré pas si infiltré que ça ? La réponse juste ici :

#2 Marc dans La Flamme

Tellement de choses à dire sur ce qu’on peut nommer sans crainte le pire bachelor de l’histoire de la téléréalité de rencontre. Marc incarne une sorte de frat boy raté – en français, l’équivalent d’un président de BDE d’une école de commerce. Dans la désormais culte série La Flamme, il va jusqu’à se qualifier de “bête à bouffer des pieds” et franchement, on n’aurait pas dit mieux. L’archétype même du mec arrogant, bête, misogyne, raciste… Bref, il concentre à lui seul les pires vices :

Si on finit par l’aimer malgré ça – après tout, il ne cesse de répéter qu’il le mérite pendant sa séance avec le docteur Juiphe – c’est parce qu’il a une certaine profondeur. Comme je l’explique longuement dans mon mémoire – oui oui, cent pages sur La Flamme – Marc est une caricature du macho, du playboy, qui entend questionner un certain male gaze et dénoncer les travers de la masculinité toxique. Ça, et les pères qui partent acheter des clopes mais ne reviennent jamais.

Marc n’a pas fini de nous faire rire, et on attend donc avec impatience son retour dans Le Flambeau, la suite de La Flamme. Saura-t-il se distinguer avec plus de succès en aventurier paumé sur une île déserte, qu’en bachelor tête à claques ? On espère. Mais il est encore trop tôt pour le dire.

#1 Serge dans Bloqués et Serge le Mytho

Certes, on ne pourrait pas supporter sa logorrhée plus de 10 minutes. Serge a toutefois le mérite d’avoir assez de mensonges d’anecdotes sous le coude pour animer n’importe quelle soirée. Ce mec est incroyable, le sait et compte bien le prouver à toute personne qui croise son chemin.

Pour faire court : il a roulé sa bosse aux quatre coins du monde. Les cinq même, car oui, en vrai il y en a cinq – mais lui seul peut y aller. Il possède une infinité de talents, de dons, de super-pouvoirs. A vécu mille vies. Et bien plus : tout ce que vous pouvez imaginer, même ce que vous ne pouvez concevoir, il l’a fait. Ce qui fait de lui un mytho au sens premier du terme, si l’on se réfère à son étymologie grecque (“muthos”, tout le monde sait ça) : une légende.

Alors au bout d’un moment, on frôle la Serge-overdose. Mais si l’on se penche un peu plus sur ce sacré personnage, on comprend que ses mensonges, c’est sa façon à lui de s’exprimer. De dévoiler le plus implicitement possible des pensées, des sentiments. Une pudeur touchante qui lui joue parfois des tours.

Comme ce jour fatidique où il finit par se noyer dans ses mensonges et se fait prendre à son propre piège. On en a versé une larmichette :

Celui qui parle de mieux de tous ces personnages, c’est évidemment JoCo lui-même. Retrouvez sa masterclass juste ici :

La série Le Flambeau sort le 23 mai sur Canal+.

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