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Les tomates vont manquer cet hiver (et ce n’est pas plus mal)

Publié le

par Konbini

La hausse des prix de l’énergie oblige les agriculteurs à changer de stratégie… et les consommateurs devront leur emboîter le pas.

Les tomates vont manquer cet hiver (et ce n’est pas plus mal)

© Pixelbay

La hausse des prix de l’énergie va-t-elle bouleverser nos habitudes alimentaires ? C’est une certitude. Mais outre ses nombreuses conséquences négatives et souvent très contraignantes, elle pourrait aussi contribuer à remettre en ordre la question de la saisonnalité et la manière dont nous consommons des fruits et des légumes en totale contradiction avec leur période de croissance.

En effet, avec l’arrivée des températures hivernales, un peu partout en Europe, les producteurs de fruits et légumes sous serres chauffées envisagent une réduction de leur activité. Des concombres en Angleterre aux tomates des Pays-Bas, les légumes pourraient ainsi venir à manquer sur les étals de supermarchés dès la fin de l’automne. “Aux Pays-Bas, qui comptent pour un cinquième des exportations mondiales de tomates, de nombreuses serres vont s’éteindre. L’éclairage sert pourtant à la croissance de ces fruits”, ajoute Courrier international.

“Les prix sont devenus incontrôlables, ils sont ridiculement élevés”, regrette Tony Montalbano, qui cultive des légumes dans le sud-est de l’Angleterre depuis des décennies. “Les récessions, les chocs économiques ou les épisodes d’inflation élevée n’ont jamais interrompu sa production, mais cette année, la flambée des coûts de chauffage de ses serres l’a contraint à envisager d’abandonner la culture de ses concombres habituels”, note le Financial Times.

Dans les pays du sud, de l’Espagne à l’Italie, les productions seront aussi mises à l’arrêt. De l’autre côté des Alpes, de nombreux agriculteurs italiens qui avaient accepté d’acheter de l’électricité à un prix fixe ont décidé de la revendre, plutôt que de s’en servir pour leurs exploitations. Lourdement touchés par les épisodes de sécheresse de cet été, ces derniers sont largement déficitaires et étranglés par la pression financière de leurs productions.

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