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Braque, braque, braque

Je ne peux pas m’empêcher de regarder les gens garer leur voiture en créneau

Publié le

par Abdallah Soidri

"Qu’est-ce qui vous fait plaisir dans la vie ? Comment ça regarder des gens se garer en créneau ?" Cet été, Konbini explore les plaisirs coupables de sa rédaction.

Je ne peux pas m’empêcher de regarder les gens garer leur voiture en créneau

© Flickr/Jason Thien

Cet été, la rédaction de Konbini révèle au grand jour ses guilty pleasures. Knacks froides, chaîne YouTube obscure ou drôle d’obsession pour des pages Wikipédia sans grand intérêt, préparez-vous à la grande exploration de nos plaisirs inavouables.

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Je ne suis pas le plus grand passionné d’automobile, je n’aime pas spécialement conduire et la vitesse sur la route n’est pas mon truc (team je me rabats après un dépassement). Mais s’il y a bien une chose que j’aime par-dessus tout avec les voitures, ce sont les stationnements en créneau. Qu’on se le dise : de toutes les manœuvres, c’est la plus fascinante à mes yeux. Dès que je vois un véhicule s’arrêter, clignotant à gauche ou à droite, marche arrière engagée, je ne peux m’empêcher de regarder la scène qui va suivre.

Je suis comme hypnotisé par ce mouvement à reculons fait de braquage/contre-braquage des roues et par l’enjeu de savoir si la personne au volant va réussir à se caler entre deux voitures. Posé en terrasse ou en marchant dans la rue, qu’importe ce que je suis en train de faire, j’arrête tout pour admirer ce spectacle mécanique. Contrairement aux apparences, je ne suis pas dans le jugement, mais dans la fascination, l’interrogation et l’exclamation, comme si je regardais une épreuve olympique à la télévision.

“Ça va passer ?” “Waouh ! En une seule fois !” “Braque ! Braque !” “Ah ouais ! Y a beaucoup d’angle” : c’est le genre de commentaires qui passent dans ma tête en regardant un conducteur ou une conductrice engagé·e dans sa manœuvre. Et comme lorsque j’observais minutieusement les courses de Michael Johnson pour reproduire sa gestuelle sur les pistes d’athlétisme, je fais de même quand je tombe sur un très bon créneau pour améliorer les miens.

Passé la phase de contemplation, je passe à la pleine satisfaction quand la voiture est finalement alignée avec les autres de la rangée et se trouve parallèle au trottoir. Il m’en faut peu pour être heureux, comme dirait l’autre. Maintenant, quand vous réussirez un créneau, pensez au bonheur que vous (me) procurez.