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À Lyon, deux militantes écologistes arrosent de soupe un tableau de Monet pour alerter sur l’urgence climatique

À Lyon, deux militantes écologistes arrosent de soupe un tableau de Monet pour alerter sur l’urgence climatique

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© X/@riposte_alim

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Par Konbini avec AFP

Publié le , modifié le

Le jet de soupe a été une nouvelle fois revendiqué par le collectif Riposte alimentaire, seulement quelques semaines après celui contre La Joconde.

Le musée des Beaux-Arts de Lyon a annoncé, samedi, le dépôt d’une plainte après l’aspersion d’une toile vitrée de Claude Monet par deux militantes de Riposte alimentaire, mouvement écologiste qui avait déjà revendiqué une action similaire contre La Joconde. “Ce samedi 10 février à 15 h 30, le tableau de Claude Monet, Le Printemps, a été l’objet d’un acte de vandalisme”, écrit le Musée des Beaux-Arts de Lyon dans un communiqué.

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La toile de 1872 était “vitrée”, précise le musée, indiquant cependant qu’un “constat d’état du tableau sera réalisé et suivi d’une restauration”. “Le musée va déposer plainte pour acte de vandalisme”, ajoute le communiqué, qui précise que les deux activistes ont été interpellées.

Selon un communiqué et une vidéo postée sur le compte X/Twitter de Riposte alimentaire, deux militantes ont jeté de la soupe sur le tableau en scandant : “Ce printemps sera le seul qui nous restera si nous ne réagissons pas. Que vont peindre nos futurs artistes ? À quoi rêverons-nous s’il n’y a plus de printemps ?”.

Alerter sur l’urgence climatique

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Ce collectif a déjà revendiqué l’action menée fin janvier au musée parisien du Louvre, où deux militantes avaient aspergé de soupe La Joconde, protégée par une vitre blindée et qui n’a donc subi aucun dommage. Ces deux militantes, interpellées, devront verser une contribution citoyenne à une association d’aide aux victimes, selon le parquet de Paris.

Riposte alimentaire se présente comme une “campagne de résistance civile française qui vise à impulser un changement radical de société sur le plan climatique et social”. “Nous aimons l’art, assure le mouvement, mais nos futurs artistes n’auront plus rien à peindre sur une planète brûlée”.

Dans un message diffusé sur X/Twitter, le maire écologiste de Lyon a dit “regretter l’action”. “Mais face à l’urgence climatique, l’angoisse est légitime. Nous y répondons par une action résolue”, a-t-il ajouté.