Et si le PSG partait de Paris ?

Et si le PSG partait de Paris ?

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© Ryan Pierse/Getty Images

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Par Konbini avec AFP

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Le PSG est à l'étroit au Parc des Princes.

Rester dans un Parc des Princes agrandi, ou sortir de Paris ? Le PSG, qui réfléchit de longue date à son projet de futur grand stade, va dans les semaines à venir annoncer le site qu’il privilégie, repoussant encore sa décision définitive. Depuis de longs mois, le PSG répétait qu’il allait prendre une décision finale à l’automne.

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Finalement, le club parisien a fait marche arrière et annoncera son site « prioritaire » – et non son choix définitif -, selon une source proche du club, précisant que le processus serait encore très long au vu des nombreuses discussions et des études de faisabilité. Une fois cette décision enfin prise viendra le temps du dépôt des permis de construire, des recours et des travaux.

Sauf surprise, son choix prioritaire devrait se porter sur l’agrandissement du Parc des Princes – son enceinte historique du XVIe arrondissement, qui est la propriété de la ville de Paris – à hauteur de 70.000 places (actuellement 48.000), selon plusieurs sources proches du dossier. Malgré une capacité d’accueil inférieure à celle de ses concurrents européens, le Parc rapporte déjà beaucoup au PSG, même sans en être le propriétaire.

Grâce à des matches systématiquement à guichets fermés et des programmes VIP monnayés au prix fort, les recettes tournent à plus de 170 millions d’euros par saison (sur 880 millions d’euros de budget).

Le projet du Parc « techniquement crédible »

Mais le PSG, propriété de Qatar Sports Investments (QSI), estime que la construction ou l’aménagement d’un grand stade est indispensable à sa croissance, notamment pour compenser des droits TV faméliques, alors que le FC Barcelone ou Manchester United par exemple devraient disposer d’enceintes supérieures à 100.000 places d’ici dix ans.

Or, s’il n’en devient pas l’acquéreur, le double champion d’Europe (2025, 2026) refuse d’investir dans le stade de la Porte de Saint-Cloud, où souhaite rester l’immense majorité des supporters parisiens.

Samedi, contre Le Mans, deux banderoles « le PSG c’est au Parc » et « Franciliens de tous horizons, le Parc à Paris nous unit » ont été brandies par le Collectif Ultras Paris (CUP), le plus grand groupe de supporters. Un message assez clair avant le deuxième comité de pilotage organisé vendredi matin à Paris autour de tous les acteurs. Depuis le premier comité en juin, le travail s’est poursuivi tout au long de l’été entre Paris et le club, qui fait appel à de nombreux prestataires externes pour ce projet.

Alors, la mairie vendra-t-elle le Parc des Princes au PSG ?

« Le projet avance, avec méthode. En six mois, les différents acteurs ont su rendre l’hypothèse du Parc techniquement crédible », a expliqué à l’AFP une source proche du dossier du côté de la ville, qui souhaite désormais que le PSG reste dans la capitale. Car depuis qu’Emmanuel Grégoire a pris la succession d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de Ville en mars, tout a changé.

Mi-avril, le club présidé par Nasser al-Khelaïfi a rouvert les négociations avec la mairie, au point mort depuis début 2023, alors que le Conseil de Paris venait de mandater Emmanuel Grégoire pour reprendre le dialogue en vue du maintien du PSG au Parc, grâce à une vente ou à un bail de très longue durée.

Mais ce probable agrandissement ne plaît pas à tout le monde: Sophie Taillibert, la fille de Roger Taillibert, l’architecte de l’enceinte historique du PSG, a émis quelques réserves auprès du Parisien. Selon elle, « les modifications envisagées sont susceptibles de porter atteinte à l’intégrité architecturale de l’oeuvre », inaugurée il y a 54 ans.

Poissy veut « les garanties nécessaires »

Parallèlement, les hypothèses autour d’un nouveau stade à Massy ou à Poissy, entre 80.000 et 90.000 places, sont toujours sur la table. Un quatrième comité de pilotage a eu lieu mardi à Poissy (sur le site de l’usine Stellantis) et un autre vendredi à Massy (sur une zone commerciale).

Mais les deux projets comportent des zones d’ombre. A Massy, plusieurs collectifs citoyens se sont déjà opposés au projet. Et à Poissy, où a déjà déménagé le centre d’entraînement du club, les retombées économiques interrogent.

« Rien ne pourra se faire à Poissy sans préservation d’un outil industriel et sans concertation des habitants », a déclaré mercredi la maire (divers droite) Sandrine Berno Dos Santos. « Un projet de cette ampleur ne peut pas se baser uniquement sur les intérêts d’un club », a développé l’élue. Donc « nous voulons les garanties sur les enjeux essentiels comme l’accessibilité du site, la sécurité aux abords du stade, l’avenir industriel et les retombées pour notre territoire ».

Pour les prochains mois, le PSG entend donc rester dans le flou: « lorsque les éléments seront suffisamment consolidés, on passera à une phase d’analyse », a insisté une source proche du club.