Footix, Gauchito, Naranjito : on a classé (objectivement) les meilleures mascottes de la Coupe du Monde

Footix, Gauchito, Naranjito : on a classé (objectivement) les meilleures mascottes de la Coupe du Monde

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Par Kévin Pinto

Publié

Et vous, c'est laquelle votre mascotte préférée ?

Que serait une Coupe du Monde sans sa mascotte ? C’est l’image du Mondial, celle censée rassembler tout le monde et convaincre les plus jeunes de découvrir les joies de la compétition reine. Si possible, en leur faisant acheter quelques produits dérivés. Si certaines sont devenues iconiques, d’autres sont affreuses ou sont tombées dans l’oubli. On a donc décidé de classer les 16 mascottes de l’histoire de la Coupe du Monde, de la première en 1966 aux trois de 2026.

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#16. Ciao (Italie 1990)

La pire mascotte pour l’une des pires Coupes du Monde de l’histoire. Ciao n’est ni mignonne, ni sympathique, principalement car elle ne ressemble à rien de concret, si ce n’est un pantin désarticulé ou un Rubik’s Cube cassé.

Même les explications de Lucio Boscardin, son dessinateur, ne sont pas convaincantes : “Une idée exploitable en trois dimensions, les futurs jeux technologiques, les images de télévision, le consumérisme”. Non, c’est chiant. On veut des mascottes amusantes, pas de l’art contemporain.

#15. Goleo VI et Pille (Allemagne 2006)

Par pitié, donnez un short à ce lion. Goleo VI a pris le temps de mettre un t-shirt et des chaussures mais rien en bas. Un petit look d’habitué du camping du Cap d’Agde, ce qui ne laisse aucun doute sur ses origines allemandes. Mais, à l’époque, tout le monde se moquait de lui à cause de ça.

Et pour couronner le tout, il traîne avec son pote, Pille, un ballon simplement doté d’un visage effrayant. Le lion est donc condamné à le tenir à la main puisqu’on ne peut décemment pas mettre des intérieurs du pied dans la tête de son meilleur ami. Bref, il n’y a rien qui va.

#14. Ato, Kaz et Nik (Corée/Japon 2002)

Le début des années 2000 dans toute leur splendeur technologique très vite ringardisée. Ato, Kaz et Nik, trois créatures translucides, respectivement orange, violette et bleue, membres d’une équipe d’un sport appelé “Atmoball”.

Sans doute une porte ouverte vers une possible série animée du mercredi matin. Ça se voulait futuriste mais, au final, ça ressemble plus à des mascottes Windows XP. Ramenez-nous plutôt Clippy le trombone. Les vieux comprendront.

#13. Juanito (Mexique 1970)

Le degré zéro de l’originalité. On imagine très bien le brainstorming et le cahier des charges : “On veut un Mexicain”. Résultat : un petit gamin quelconque avec un sombrero, la tenue de la sélection et un maillot un peu trop petit.

Juanito a juste le mérite d’être le premier humain à faire office de mascotte. Mais, on va le voir, ce n’est pas une mode très réussie. Heureusement pour lui, cet été-là, le monde entier était trop occupé à regarder Pelé briller sur les pelouses mexicaines.

#12. Tip et Tap (RFA 1974)

Mêmes remarques que pour le petit Juanito. Quatre ans après, on a encore droit à des enfants avec un maillot trop court. Peut-être qu’il était obligatoire d’être en crop top dans les années 70.

Tip et Tap, les deux gamins aux joues rouges, tiennent leur nom d’un jeu de cour de récré, la version allemande du “Chou-fleur”. Seul point positif, avec leurs inscriptions « WM », pour Weltmeisterschaft (Coupe du Monde) et « 74 », ils ont au moins porté chance à leur sélection puisque ce sont les Allemands de l’Ouest qui ont soulevé le trophée à la maison.

#11. La’eeb (Qatar 2022)

Pas un enfant, pas un animal, pas un légume (on va en reparler) : La’eeb est le premier keffieh volant de l’histoire de la Coupe du Monde. Avec son nom qui signifie “joueur très talentueux” en arabe, d’après la FIFA, La’eeb ressemble davantage à une version moderne de Casper le fantôme.

Officiellement, il est originaire d’un monde parallèle, “le métavers des mascottes” et aurait participé à toutes les éditions de la Coupe du Monde et aurait contribué aux moments les plus emblématiques de l’histoire du football. C’est donc lui qui aurait soufflé à Zidane de mettre un coup de tête à Materazzi.

Désolé, mais vos délires Marvel, on n’y croit pas. En plus, La’eeb n’a même pas de pied et ne peut pas jouer au foot. C’est non.

#10. Zabivaka (Russie 2018)

Parfois, le destin des mascottes n’est pas celui qu’on croit. Dans l’absolu, Zabivaka (“Celui qui marque”) est un très beau loup russe, avec un agréable design moderne, qui aurait même pu avoir une meilleure place dans ce classement.

Peut-être un peu trop beau puisqu’il s’est transformé, bien malgré lui, en véritable icône pour la communauté furry, les passionnés d’animaux anthropomorphes. Et maintenant, quand on cherche son nom sur Google, on peut voir que Zabivaka ne passe pas forcément son temps à jouer au foot. Ce qui n’était probablement pas dans le cahier des charges de la FIFA.

L’autre question qu’on se pose : mais pour qui se prend-il avec ses grosses lunettes ? On rappelle que le seul joueur autorisé à en porter, c’est Edgar Davids, l’ancien milieu de terrain néerlandais. C’est tout.

#9. Zakumi (Afrique du Sud 2010)

On arrive dans le milieu du classement. La place des mascottes qui ne nous inspirent rien, que ce soit positif ou négatif. C’est le cas de Zakumi qui tient son nom de « ZA », l’abréviation internationale de l’Afrique du Sud, et de « kumi », qui signifie « 10 » dans diverses langues africaines.

Un léopard à la crinière verte pour rappeler la pelouse des stades, un design manga, un regard peut-être un peu bizarre. Voilà, Zakumi fait le boulot. Ni plus, ni moins.

#8. Maple, Clutch et Zayu (USA/Canada/Mexique 2026)

Les mascottes de l’actuelle Coupe du Monde. Maple, l’élan canadien, gardien de but. Clutch, le pygargue à tête blanche américain, milieu de terrain. Et Zayu, le jaguar mexicain, attaquant.

Une esthétique susceptible de plaire aux enfants. Trois mascottes pour le prix d’une donc trois fois plus de produits dérivés. Encore trop tôt pour savoir s’ils deviendront des légendes ou s’ils tomberont dans l’oubli (deuxième solution, évidemment).

#7. Striker (USA 1994)

Striker a les défauts de ses qualités. Dessinée par les studios Disney, c’est sans doute l’une des plus belles mascottes de l’histoire de la Coupe du Monde, culte pour les gamins des années 90. On n’oublie pas les incroyables cadeaux dans les Happy Meal en 1994.

Mais Striker est presque trop parfait, ce qui le rend lisse. Les Américains ont voulu faire simple, ils ont fait chiant. Striker, tu manques de caractère. Le bon élève de la classe, quoi.

#6. Gauchito (Argentine 1978)

Je sais ce que vous allez dire : pourquoi ce brave Gauchito ne se retrouve pas avec toutes les autres mascottes humaines sans intérêt ? Et vous n’avez pas tort. Mais contrairement à Striker, le premier de la classe, Gauchito, c’est le cancre du groupe.

Pourtant, on ne dirait pas en voyant ce petit gaucho de la pampa, avec son chapeau, son foulard, sa cravache et son maillot de l’Argentine à la bonne taille. Mais Gauchito, il traîne plus de polémiques qu’un supporter argentin lambda.

Déjà, il représente une Coupe du Monde extrêmement controversée, organisée sous une dictature militaire. Mais ça, ce n’est pas trop de sa faute. Ensuite, on le trouve un peu trop ressemblant au petit Juanito 70 (je trouve pas, perso). Et pour finir, alors que la FIFA roule avec Adidas, Gauchito, lui, s’habille en Puma parce qu’il fait ce qu’il veut. Le vrai rebelle de l’équipe.

#5. Fuleco (Brésil 2014)

Fuleco avait tout pour lui. C’est un animal original, mignon, qui possède de belles couleurs, au design plaisant, prêt à devenir le chouchou de millions d’enfants. Fuleco est même un tatou écoresponsable puisqu’il est né des contractions de “futebol » et « ecologia”. Tout était presque parfait.

Le problème, c’est que si son nom ne pose pas de problème sur 99% du globe, dans son propre pays, ça fait doucement rire. Au Brésil, l’orthographe et la prononciation de Fuleco sont très proches de « fuleiro », un mot un peu moins glorieux qui signifie « menteur » ou « tricheur ».

Pire, dans certaines régions brésiliennes, Fuleco se rapporte directement à la partie postérieure de notre anatomie et alimente des insultes et expressions fleuries. Un peu comme si Footix s’était appelé Trouduk. Terrible…

#4. Pique (Mexique 1986)

Le mec, c’est un piment. Déjà, c’est fou. Et puis regardez-moi cette tête. Avec son sombrero, sa moustache et son air endormi, Pique le jalapeño ne transmet absolument aucune énergie. Il n’a sans doute jamais fait de foot de sa vie et il doit probablement taper ses meilleures siestes devant les matchs.

Il est juste là. Et même lui ne sait vraiment pas pourquoi. Tellement en décalage que Pique en devient merveilleux. Mais peut-être que c’est lui qui a donné chaud aux Argentins lors de cet été 1986, sous le soleil de plomb mexicain, parce que Maradona était vraiment bouillant.

#3. Willie World Cup (Angleterre 1966)

Honneur au doyen. Sans lui, pas de Juanito, pas de Striker et pas de Footix. Les Anglais ont inventé le foot. Et ce sont également eux qui ont donné naissance aux mascottes de Coupe du Monde à l’occasion de la seule gagnée par nos voisins d’outre-Manche, en 1966.

Pour cette première, on fait simple mais tout de même efficace. Un lion, avec un beau maillot frappé du drapeau britannique. Les traits sont un peu secs mais la mascotte a une bonne tête et fonctionne parfaitement. Bon… Le seul problème, c’est que son nom peut être traduit en “Zizi Coupe du Monde” mais ça reste marrant.

#2. Naranjito (Espagne 1982)

Naranjito a lancé la courte mode des fruits et légumes, suivi par Pique 4 ans plus tard. Mais surtout, c’est sans conteste l’une des mascottes les plus emblématiques de la Coupe du Monde. Et nombreux sont les collectionneurs à toujours s’arracher les objets à l’effigie de l’orange du Mundial 82.

Et on les comprend. Naranjito, c’est tout ce qu’on attend d’une mascotte. Une bonne tête, des jolies couleurs, pas parfaite mais ses petits défauts la rendent attachante. Le genre de bonhomme qu’on a envie d’avoir en peluche ou en porte-clés. Et puis, c’était ça, un toréador ou un taureau. On est bien mieux à faire le plein de vitamines C.

#1. Footix (France 1998)

Chauvinisme oblige, c’est le cultissime Footix qui prend la plus haute marche du podium. En même temps, il représente des souvenirs heureux, des produits dérivés par millions qui ont inondé notre été 1998. Quel enfant n’a pas eu un t-shirt avec la tête de ce brave coq dessus ?

Et, plus fort que tout, Footix, c’est carrément devenu un nom commun. Certes, pas le qualificatif le plus sympa. Mais tout de même. Un nom que, nous, Français, avions choisi au cours du sondage le plus important de notre vie. Pour rappel, la mascotte aurait pu s’appeler Gallik, Houpi, Raffy ou Zimbo. Nul.

Footix, le fédérateur et le porte-bonheur. Tout ce que n’a pas su être l’horrible Super Victor en 2016… Surtout qu’il aurait dû s’appeler Dribblou. Bref.