Après 5 ans d’attente, la saga phénomène « ACOTAR » revient enfin en librairie

Après 5 ans d’attente, la saga phénomène « ACOTAR » revient enfin en librairie

Image :

© Photo par MANON BELIOT / AFP

photo de profil

Par Konbini avec AFP

Publié

"Cette sortie, c'est un peu la cerise sur le gâteau"

Oreilles pointues, ailes sombres et tenues de cour : des dizaines de milliers de fans, déguisés en personnages tout droit sortis de l’univers de Sarah J. Maas, s’apprêtent à prendre d’assaut les librairies du monde entier.

À voir aussi sur Konbini

Cinq ans après le dernier tome, Un Palais d’Harmonie Brisée signe le retour tant attendu de la saga Un Palais d’Épines et de Roses (A Court of Thorns and Roses, ou ACOTAR), devenue la référence de la romantasy, ce genre hybride qui fait fureur sur BookTok, la communauté littéraire de TikTok. Ce sixième volume sera dévoilé dans la nuit de lundi à mardi, pour le plus grand bonheur d’une communauté de lecteur·rice·s à la ferveur quasi obsessionnelle.

ACOTAR, comme l’appellent les initié·e·s, emprunte aux grandes épopées de fantasy à la Game of Thrones leurs batailles et leur magie, et aux collections Harlequin leur romance brûlante. Tout commence en 2015 avec une réécriture sombre de La Belle et la Bête : Feyre Archeron, 19 ans, et ses sœurs quittent le monde des humains pour Prythian, un royaume gouverné par des immortels aussi ténébreux qu’irrésistibles. Au fil de cinq livres, le conte se mue en une vaste fresque de guerres, de luttes de pouvoir et de personnages à la morale douteuse. Une recette qui fait chavirer un lectorat jeune et majoritairement féminin.

Un problème de colle 

Sarah J. Maas, 40 ans, a commencé à écrire à 16 ans. Elle publiait alors en ligne les premiers chapitres de ce qui allait devenir Le Trône de Verre, avant que Bloomsbury n’en rachète les droits en 2010. Elle règne aujourd’hui sur trois sagas imbriquées dans un même univers, que ses fans ont baptisé le « Maasiverse », et qui se sont écoulées à plus de 75 millions d’exemplaires dans 40 langues.

Son succès dépasse largement le papier : cette année, Spotify a sacré Un Palais d’Épines et de Roses livre audio le plus écouté de son histoire sur ses offres premium, devant La Communauté de l’anneau de J.R.R. Tolkien. En mars, l’autrice a enflammé les réseaux en annonçant, dans le podcast Call Her Daddy d’Alex Cooper, que l’histoire était loin d’être terminée.

Son nouveau récit a tellement pris d’ampleur que la première partie approchait à elle seule les 400 pages, bien trop pour un seul volume. « Aucune colle dans aucune usine d’éditeur ne pourrait jamais le faire tenir », a-t-elle expliqué.

D’où un découpage inédit : une histoire en quatre parties, répartie sur trois livres. Un Palais d’Harmonie Brisée, en vente le 27 octobre à 00h01 heure locale partout dans le monde, ouvre le bal avec la première partie. Un Palais de Mélodie Oubliée suivra le 12 janvier avec les deuxième et troisième parties. Le dernier volet reste à écrire.

« La cerise sur le gâteau »

Cinq ans d’attente n’ont visiblement pas refroidi les fans. Aux États-Unis, plus de 500 librairies Barnes & Noble, soit environ 70 % de l’enseigne, organisent des soirées de lancement à minuit. Même la chaîne de grande distribution Target s’y met, avec des événements dans quelque 250 magasins.

Les indépendants ne sont pas en reste. À Paris, dans le 17e arrondissement, la librairie Froufrou Café propose quiz et ateliers d’aquarelle aux couleurs d’ACOTAR. À Carvin, dans le Pas-de-Calais, la librairie Les Mille Vies offrira des tatouages façon Prythian pour patienter jusqu’à minuit. Et l’engouement dépasse largement ces deux exemples : de l’Angleterre au Canada en passant par l’Allemagne, les mêmes veillées se préparent.

« Ça a été une excellente année pour la littérature de genre, surtout dans la fantasy et la romance. Cette sortie, c’est un peu la cerise sur le gâteau », se réjouit Morgan Lynch, propriétaire du Jupiter’s Eye Book Café, dans l’État de Washington (nord-ouest), où une soirée pyjama affiche complet. « Tout le monde est tellement impatient, ça fait un moment, donc il y a énormément d’attente », a-t-elle confié à l’AFP.